Articles Tagués ‘Breaking Bad’


Difficile d’établir un classement des meilleures séries TV d’une manière objective ou qui convienne à tout le monde, celui-ci est personnel et m’a donc paru relativement logique… Il contient des séries qui m’ont marqué en tant que téléspectateur ces dix dernières années, que ce soit des gros classiques ou des séries plus récentes.
J’espère qu’il vous permettra de (re)découvrir des séries, et surtout qu’il vous donnera envie d’en regarder !

Alors bien sûr il y a des oublis, et votre classement  serait peut-être bien différent. N’hésitez donc pas à réagir dans les commentaires.

Pour plus de séries récentes n’hésitez pas non plus à consulter la présentation des séries du moment, certaines font déjà partie de ce classement et d’autres y auraient mérité une place, mais il ne pouvait y en avoir pour tout le monde.

Note : Cet article risque de rester en home page quelques mois car le blog ne sera pas mis à jour, je pars en effet faire un long tour du côté de l’Australie…

1. The Wire

HBO, 2002 – 2008, 5 saisons, 60 épisodes x 55 minutes
Les meilleures séries : The WireLa série fleuve de David Simon et Ed Burns, ancien journaliste et ancien flic, est tellement dense qu’elle est impossible à résumer en quelques lignes. Si ce n’est pas encore fait jetez-y vous les yeux grands ouverts sans plus tarder…
The Wire décrit avec réalisme différents aspects de la ville de Baltimore, que ce soit dans la rue (toute la chaîne du trafic de drogue, la misère sociale…), du côté du travail des forces police, ou encore les hautes sphères administratives et politiques. L’exemple de Baltimore est bien sûr utilisé pour parler d’une manière générale des grandes métropoles américaines (et donc occidentales).
Complexe, la série développe de nombreux thèmes, notamment sur les effets du capitalisme, la fin du monde ouvrier, l’état du système scolaire dans les quartiers défavorisés ou encore sur la manière dont la presse est produite et consommée.
En toile de fond, The Wire traite également de la difficulté de se réaliser en tant qu’individu lorsque celui-ci est le maillon d’un système ou d’une institution (gang, police…), que ce soit à cause de la pression sociale ou du poids écrasant de la hiérarchie. L’individu est forcé de suivre des règles, toute tentative de les faire évoluer ou de jouer hors du système se traduisant par le rejet.
Passionnante et exigeante, The Wire transpire le sens du détail et du réalisme à tous les niveaux (décors réels, acteurs, personnages, dialogues…), et se situe davantage entre le roman et le documentaire que dans la catégorie “série”, qui semble pour le coup beaucoup trop réductrice.

2. Les Soprano

HBO, 1999 – 2007, 6 saisons, 86 épisodes x 55 minutes
Les meilleures séries : Les SopranoSi il ne devait en rester qu’une (et si The Wire était hors catégorie donc), ça serait elle. Les Soprano (The Sopranos en VO) est LA série culte des années 2000, celle dont les qualités artistiques et les succès publique et critique ont changés à jamais l’histoire des séries, et le regard du téléspectateur. Et le gros Tony Soprano en est la figure emblématique, lui, sa dépression et le stress que lui causent  ses deux familles, sources inépuisables d’emmerdes.
Famille numéro 1, une vie de banlieusard dans le New-Jersey, avec une mère égoïste et omniprésente, une desperate housewive et leurs enfants adolescents… Famille numéro 2, une bande de mafieux carrément old school dont il va prendre la tête et tenter de moderniser le fonctionnement. Entre les deux, des séances de psy.
Plus de 200 nominations et 80 récompenses dans toutes les catégories possibles et imaginables (écriture, réalisation, acteurs, son, costumes…), parodié par les Clinton lors de la présidentielle, tout a déjà été dit sur la série de David Chase. Question héritage les disciples de Chase ne s’en sortent pas trop mal, Matthew Weiner à crée Mad Men et Terrence Winter Boardwalk Empire avec Scorsese.

3. Six Feet Under

HBO, 2001 – 2005, 5 saisons, 63 épisodes x 55 minutes
Les meilleures séries : Six Feet UnderTrès gros classique également pour la série d’Alan Ball avec les aventures de sa famille de croque-morts et de leurs amis. Chaque épisode débute par un décès (souvent drôle ou absurde), le décédé en question atterrissant infailliblement dans la maison des Fisher en charge des funérailles. Certains personnages ont alors des discussions (imaginaires) avec ce mort, leur permettant de prendre du recul, faire le point sur leur vie ou les émotions qu’ils traversent. Car si Six Feet Under est un drame sur une famille dysfonctionnelle, tous les individus qui peuplent la série sont doucement barges et névrosés. Ainsi l’omniprésence de la mort est utilisée pour mieux parler de la difficulté qu’ont les personnages (et donc nous) à vivre pleinement leur vie, à s’assumer, se trouver, s’aimer, surmonter les difficultés du quotidien… la vie quoi. Anticonformiste, délicieusement barrée et remplie d’humour noir, Six Feet Under vous fera passer du rire aux larmes, et est également un petit bijou question esthétique. Série intimiste, l’écriture, les thèmes abordés et le jeu excellent des acteurs créent une réelle proximité entre les spectateurs et les personnages, le final n’en est que plus beau.

4. The Shield

FX, 2002 – 2008, 7 saisons, 88 épisodes x 45 minutes
Les meilleures séries : The ShieldLe sévèrement burné Vic MacKey et sa Strike Team font régner l’ordre à Farmington, un quartier fictif de L.A. ravagé par la guerre des gangs, le trafic d’armes, la drogue, la prostitution et les meurtriers en tout genre. Les méthodes de la Strike Team sont aussi radicales qu’efficaces, les 4 flics de choc défoncent des portes et des geules pour faire tomber les bad guys. Mais ils sont également tous complètement ripoux, et leur descente en enfer sera aussi inévitable que longue, douloureuse et aussi fascinante qu’un bouquin d’Ellroy.
Carrément badass, amateur des punchline qui tuent, menteur, manipulateur, ayant toujours deux longueurs d’avance sur ses adversaires et prêt à tout pour protéger sa famille et ses amis, l’ange du chaos Vic MacKey fait passer n’importe quel flic hollywoodien pour une grosse baltringue.
Action non stop, enfer de la rue, personnages sur la brèche, arrestations musclées, interrogatoires et enquêtes passionnantes, et réalisme renforcé par l’utilisation de la caméra à l’épaule, The Shield envoie du lourd.
La série de Shawn Ryan à servie d’inspiration pour la frenchy Braquo, la sympathique beauferie Sons of Anarchy ou encore la Timothy-Olyphanterie Justified.

5. Oz

HBO, 1997 – 2003, 6 saisons, 56 épisodes x 55 minutes
Les meilleures séries : OzPremière série dramatique HBO et première révolution télévisuelle, les spectateurs de M6 (et Série Club) se souviennent encore de la claque. Les héros ne sont plus des pères de familles exemplaires, des avocats ou des héros d’une énième sitcom, mais une bande de dangereux psychopathes dans une prison de haute sécurité.
Oz explose les tabous et dresse avec horreur la réalité du monde carcéral : tensions inter-communautaires, lutte constante de pouvoir, ultra violence physique et morale, homosexualité, trafic et utilisation massive de drogues…
Pour la première fois la qualité et la profondeur d’écriture d’une série prennent leur sens : l’intrigue se déroule d’une traite en suivant plus d’une cinquantaine de personnages (et autant d’acteurs monstrueux), qui évoluent radicalement au fil des saisons. Avec son écriture et l’idée fabuleuse du narrateur dans sa bulle de verre, Tom Fontana arrive à nous attacher à une bande de taulards définitivement humains, et délivrer un message aussi politique que philosophique. Peace. Et qu’importe si Oz commence à se répéter dans sa troisième saison, la série reste un monument.
Pour en savoir plus ou par nostalgie, n’hésitez pas à faire un tour sur l’article sur les personnages et acteurs de Oz.

6. Mad Men

AMC, depuis 2007, 4 saisons disponibles, 48 épisodes x 50 minutes (saison 5 en 2011, 6 saisons sont prévues)
Mad Men
utilise le point de vue et le quotidien (leur vie, leur boulot) d’un groupe de publicitaires travaillant dans une prestigieuse agence New-Yorkaise pour traiter de l’évolution des moeurs et de la société américaine dans les années 60. La série se concentre principalement sur la figure du charismatique et talentueux Don Draper, les nombreuses zones d’ombres et les mystères entourant la vie de ce personnage fascinant.
Avec une reconstitution très classe et un esthétique qui ne l’est pas moins, Mad Men parle de la violence sociale et psychologique dans les relations au travail, de l’émancipation des femmes, du racisme ambiant, du tabou de l’homosexualité, de l’émergence de la contreculture, des événements historiques de l’époque…
Dense dans son écriture et fine dans sa mise en scène, la série confirme saison après saison qu’elle est passionnante, chaque épisode est un réel plaisir. Mad Men est déjà un classique, fortement conseillé.

7. Breaking Bad

AMC, depuis 2008, 3 saisons disponibles, 36 épisodes x 50 minutes (saison 4 en juillet 2011)
Breaking Bad est devenue culte dès le pré-générique de son pilote, avec la vision de Walter White sortant d’un camping-car en plein désert, en slip et un flingue à la main pendant que résonnent les sirènes des voitures de police qui approchent, avec en voix off la lettre de pardon qu’il écrit à sa femme. Prends ça dans ta geule toi qui est tranquillement posé le cul dans ton canap.
Mais qui aurait pu imaginer que les aventures de ce prof de chimie atteint d’un cancer et s’improvisant fabricant de drogues nous emmèneraient si loin ? Chaque saison semble meilleure que la précédente, la prestation de Bryan Cranston (3 saisons, 3 Emmys rien que pour lui) nous scotche avec ce bon père de famille qui se transforme peu à peu en criminel badass, et qui adore ça. Comme dans un film des frères Cohen, la violence se mêle au drame avec un humour parfois proche de l’absurde, le tout magnifié par l’esthétique particulier de la série. Immanquable. Voir aussi la critique de la saison 1, de la saison 2 et la présentation des minisodes.

8. Boardwalk Empire

HBO, depuis 2010, 1 saison disponible, 12 épisodes x 55 minutes (saison 2 septembre 2011)
Annoncé et attendu comme une sorte de messie télévisuel, Boardwalk Empire ne déçoit pas et vous n’avez pas fini d’en entendre parler dans les prochaines années. L’action se situe dans les années 20 à Atlantic City autour de la figure de Nucky Thompson, politicien et mafieux profitant du trafic d’alcool généré par la prohibition pour se créer un véritable empire. L’histoire se ballade également du côté de New-York et Chicago où des petits jeunes bien énervés appelés Lucky Luciano et Al Capone sont prêt à tout pour bouffer tout le gâteau.
Avec Martin Scorsese et Terrence Winter à la barre et fort d’une dimension quasi cinématographique, Boardwalk Empire se pose en digne héritière des Soprano et autres grandes fresques mafieuses. Forcément le chemin sera passionant, épique, sombre, violent et surtout jouissif pour le spectateur scotché dans son canapé avec un gros paquet de pop corn. Dans la lignée d’un Tony Soprano ou d’un Al Swearengen, Steve Buscemi incarne un magnifique salopard que vous allez adorer, Michael Pitt électrise l’ambiance avec classe, Paz de la Huerta (Enter the Void de Noé) fait monter la température dès qu’elle pointe le bout de ses seins, chaque apparition de Michael Kenneth Williams (Omar dans The Wire) est un régal, et tous les autres sont énormes aussi, ne vous inquiétez pas. Et si les Stones ne sont pas de la partie, Scorsese nous balance Straight up and down des tarés du Brian Jonestown Massacre au générique, et c’est pas mal aussi.

9. Curb Your Enthusiasm

HBO, depuis 2000, 7 saisons disponibles, 70 épisodes x 30 minutes (saison 8 courant 2011)
Les meilleures séries : Curb your EnthusiasmDans Curb Your EnthusiasmLarry David le créateur de Seinfeld, joue son propre rôle, dans une sorte de version fictive de lui même. Retraité et blinde de thunes grâce aux royalties de Seinfeld, pour tromper l’ennui Larry joue au golf et se ballade à L.A.  Mais son problème réside dans son incapacité à comprendre les codes de la vie en société, ce qui en fait un véritable handicapé du quotidien et génère des quiproquos et situations à se tordre de rire. Avec beaucoup d’improvisation, de finesse et une belle brochette de comédiens, la série de Larry fuckin’ David semble être une tentative constante de repousser les limites de l’humour ou de renouveler la comédie. Filmée caméra au poing et sans artifice, tout le monde en prend pou son grade et c’est hillarant. Prévoir tout de même quelques épisodes avant de se familiariser au style… Pretty – pretty – pretty good dans tous les cas.

10. Battlestar Galactica

Syfy, 2004 – 2009, 4 saisons, 75 épisodes x 42 minutes (+ pilote de 3h)
Les meilleures séries : Battlestar GalacticaSi pour vous la science-fiction à la télé se résume à des grosses daubes genre Stargate, ou que Star Trek même remaké par Abrams ça vous emmerde profondément, ne fuyez pas trop vite. Remake d’une série du même nom des années 70, les qualités de Battlestar Galactica lui permettent largement de sortir d’un public de gros geeks et de proposer une véritable space oddity comme dirait l’autre.
Le passionnant pilote de 3 heures (souvent présenté comme une mini série de deux épisodes) pose ainsi toutes les bases de l’histoire et de la mythologie BSG. Dans des conditions qu’on vous laisse découvrir, l’espèce humaine est anéantie et ne se résume qu’à 50 000 pèlerins, éparpillés dans une flotte spatiale menée par le fameux vaisseau de guerre Galactica donc. A la recherche d’une légendaire planète appelée la Terre, les humains sont traqués par les Cylons, des robots crées par l’homme et responsables de leur exode.
Forcément il n’y a pas que du bon dans les 75 épisodes suivants, mais le niveau reste très élevé, notamment grâce à une écriture nous permettant de ressentir l’état d’urgence, la solitude  et le désespoir des derniers survivants de l’espèce humaine. La colonie s’organise et voit s’affronter les pouvoirs militaires et politiques, pendant que surgissent des conflits sociaux ou l’émergence d’une nouvelle forme de religion. BSG c’est également un paquet de scènes d’actions et de batailles spatiales grandioses, les effets spéciaux de qualité ciné sont stupéfiants. N’oublions pas les acteurs, tous magnifiquement nuls et conscients de jouer le rôle de leur vie avant de retourner tourner des nanards, à l’exception bien sûr de la désormais immortelle Katee “Starbuck” Sackhoff. Ah, et vous n’entendrez plus jamais Along The Watchtower d’Hendrix (ou Dylan pour les puristes) de la même manière…

11. Big Love

HBO, 2006 – 2011, 5 saisons, 53 épisodes x 55 minutes
Dans Big Love nous suivons la grande famille de Bill Henrickson (incarné par Bill Paxton), avec 3 femmes et nombreux enfants, vivant selon les préceptes du livre des Mormons… Ce qui s’avère assez compliqué au quotidien, puisque nécessitant une sacré organisation et des nerfs d’acier pour supporter les tensions inévitables entre trois femmes se partageant le même homme.
Si leur famille est résolument moderne dans sa manière de vivre sa foi, la série nous montre également le mode de vie de Juniper Creek, une communauté sectaire qui ressemble d’une manière effrayante à celles que l’on peut voir aux infos ou dans les documentaires (adolescentes offertes à des vieillards, illettrisme, conditions de vie misérables…). Qualité de l’écriture et de la mise en scène, sens du détail, bande son magnifique, Big Love à tout pour plaire aux amateurs de séries un brin particulières. Mention spéciale aux acteurs, outre l’excellent Bill Paxton les femmes sont incarnées par Jeanne Tripplehorn, Chloe Sevigny et Ginnifer Goodwin ; la série à également révélée Amanda Seyfried et Aaron Paul avant Breaking Bad.

12. Deadwood

HBO, 2004 – 2006, 3 saisons, 36 épisodes x 55 minutes
Crée par le furieux David Milch (dont la prochaine série Luck devrait cartonner), Deadwood est basée sur des faits et personnages historiques, c’est dans ce camp de mineur que semble s’être terminée la conquête de l’ouest. Passionnante mais ayant tendance à s’orienter vers l’incompréhensible, Deadwood est une série très sale, et pas seulement parce que ses rues sont constamment inondées de boue. Dans cette ville ou les prémices d’une certaine civilisation tentent d’avoir le dessus sur la sauvagerie, Al “cocksuckers” Swearengen règne en maître. Gérant d’un saloon avec alcool de basse qualité et putains au rabais, ce génie de la politique et du complot,  incarné par l’immense Ian McShane (Kings, Les Piliers de la Terre), est certainement un des meilleurs personnages de séries jamais crée. Il s’oppose au sheriff Seth Bullock, interprété avec classe internationale par un Timothy Olyphant (Justified) tout en tension, puisqu’on le sent en lutte constante pour ne pas sombrer dans l’ultra violence… Casting de haute volée, reconstitution affolante, dialogues implacables, succès critique et publique n’auront pas suffit, Deadwood est annulée au terme de sa troisième saison (la série devait en compter 4). Série culte au goût d’inachevé, et gros manque de bol pour David Milch dont le fascinant John From Cincinnati fut également annulé au bout d’une saison par HBO.

13. Lost

NBC, 2004 – 2010, 6 saisons, 121 épisodes x 42 minutes
Les meilleures séries : LostSérie événement et gros buzz lors de son lancement en 2004, Lost perdit une partie de ses fans lors d’une seconde saison bien pourrie. Mais il aura fallu d’un “we have to go back” prononcé par un Jack paumé en fin de troisième saison pour relancer l’hystérie collective…
En 6 saisons Carlton Cruse et Damen Lindelof nous auront bien baladé sur leur île, dans le temps, dans la parano et les mystères condamnées à ne jamais être résolu. Car ce qui fascine dans Lost c’est que chaque scène est tournée comme si elle avait un sens profond qui trouverait sa justification dans un final qui nous scotcherait sur place par son évidence et ses révélations… ce qui ne viendra bien sûr jamais. Et si le spectateur est happé par cette histoire incroyable, c’est aussi tout en sachant que toutes les questions n’auront pas de réponses, et que même en espérant le contraire la fin risque de décevoir… Mais même si la dernière saison est bien pourrie et que le final nous laisse avec un sentiment de “tout ça pour ça ?!”, il faut avouer que Lost c’était quand même vachement bien.

14. 24

Fox, 2001 – 2010, 8 saisons, 192 épisodes x 42 minutes
Les meilleures séries : 24Suspense insoutenable, action non stop, attentats terroristes contres les USA, complots politiques, rebondissements improbables à outrance, personnages interchangeables d’une saison à l’autre… La recette de 24 était toujours la même et frôlait régulièrement l’incohérence et le ridicule, mais putain ce que c’était bon.
Passé le concept du temps réel, la série tenait intégralement sur l’increvable Jack Bauer, véritable cauchemar des terroristes du monde entier. Car la menace avait beau frapper une fois par an, il était toujours prêt le Jack… Toujours prêt à bosser 24 heures d’affilées, sans manger, dormir, fumer une clope ou même aller pisser, tout ça pour aller traquer les terroristes un téléphone à la main et un flingue dans l’autre. Véritable prédateur au coeur tendre, il prenait ses ordres directement du Président et n’hésitait jamais à à envoyer bouler la terre entière ou se mettre dans l’illégalité pour suivre son instinct. Il n’était pas du genre non plus à se refuser une torture express sur un arabe (ou un russe, au choix) pour obtenir une information capitale…
La série s’est arrêtée plus ou moins en beauté avec sa sa huitième saison, il était temps dirons nous, car le show tournait sérieusement en rond depuis longtemps. Série culte et véritable phénomène culturel, 24 Heures Chrono et Jack Bauer resteront pendant longtemps dans l’imaginaire des téléspectateurs.
Si vous n’avez jamais regardé la série, inutile de la commencer dès le début, ça n’a pas du très bien vieillir et les saisons sont quasiment indépendantes. N’hésitez pas à débuter par le téléfilm 24 Redemption et enchaîner avec 24 saison 7 et 24 saison 8.

15. Treme

HBO, depuis 2010, saison 2 en 2011, 10 épisodes x 55 minutes par saison
Créateur de The Wire et Generation Kill, David Simon revient sur HBO avec Treme, série fleuve nous proposant de suivre les trajectoires croisées d’une multitude de personnages trois mois après le passage de Katerina sur la Nouvelle-Orléans.
La série est très réaliste et se déroule en continue, sans interruption, comme un passionant film de 10 heures de long. Entre le roman, le documentaire et le cinéma, et avec de nombreuses scènes de live (concerts dans la rue, fanfares, blues, jazz…) Treme est certainement une des meilleurs séries que vous verrez dans les prochaines années. Voir la critique de Treme.

16. True Blood

HBO, depuis 2007, 3 saisons disponibles, 36 épisodes x 55 minutes (saison 4 en été 2011)
Dans un futur proche, une boisson à base de sang synthétique débarque sur le marché et permet aux vampires de révéler leur existence et de tenter de s’intégrer dans la société…
Pour parler de tolérance, de l’amour de l’autre et de ses différences, Alan Ball organise une grande partouze à laquelle sont conviés vampires centenaires, loups garous, demi dieux, fées, shape shifters (humains se transformant en animaux), extrémistes religieux et bien sûr un tas de red neck, la série se passant dans le trou du cul de la Louisianne. Passé un début un peu bancal, True Blood devient très vite addictive et est un plaisir constant pour le spectateur.
Loin des branleurs de Twillight, la série dépasse sa superficialité de façade (les vampires etc.) tout en ayant le bon goût de ne jamais se prendre au sérieux. Pour le plaisir pop et pour appuyer son discours sur l’ouverture et la mixité, True Blood s’amuse d’une manière cohérente et réussie à mélanger les genres : drame, comédie romantique, gore, fantastique, thriller, soap opéra, série z, film de zombies, buddy movie ou encore parodie de films d’action… Vous allez vous régaler.
Voir les critique de True Blood saison 1, True Blood saison 2 ou la présentation des Minisodes A drop of True Blood.

17. Rome

HBO, 2005 – 2007, 2 saisons, 22 épisodes x 55 minutes
Les meilleures séries : RomeGrand spectacle façon peplum, Rome plonge le spectateur un an avant un certain J.C, à l’époque de la conquête de la Gaulle par Jules Cesar, puis sa prise de pouvoir sur la ville et la transition de Rome entre une république et un empire… La série, co-produite par HBO et la BBC, assure autant par son ébouriffante reconstitution historique (décors, costumes, mode de vie) que par la richesse et la complexité de ses personnages et de leurs rapports. La bonne idée des scénaristes est de nous faire vivre la grande Histoire par la petite, avec les péripéties des deux légionnaires Titus Pullo le bourrin et Lucius Vorenus le nerveux, toujours là au bon moment et par qui l’histoire arrive… Passionnante, Rome aurait du durer 5 saisons mais fut annulée pour des raisons de coûts, un film serait en préparation.

18. Entourage

HBO, 2004 – 2011, 7 saisons disponibles, 88 épisodes x 25 minutes (saison 8 finale en été 2011)
Les meilleures séries : EntourageOn peut dire que pendant des années les aventures de la star montante Vincent Chase et de sa bande de potes en roue libre nous auront bien fait marrer. Car si ils restent toujours simples et bon esprit, les boys retournent le rêve hollywoodien : squats dans des villas toujours plus énormes, voitures et fringues de luxe, soirées démentielles, filles magnifiques… le tout sous le soleil californien, plutôt fun donc. Mais plus que l’histoire d’une belle bande de branleurs, Entourage nous entraîne en spectateur privilégié dans les coulisses de l’usines à rêves, le tout rendu crédible par une avalanche de guest stars. Outre le rôle prépondérant des agents, le pouvoir des producteurs et la puissance des studios, nous pouvons y voir la manière dont sont négociés les films et la participation des acteurs. On pourra toujours dire que les personnages évoluent peu (ou mal), que la série se répète ou qu’elle perd en intérêt sur la fin, mais Entourage reste toujours légère, sympatoche à regarder et surtout drôle, grâce à l’hystérique Ari Gold. Agent de star carnassier au sourire ultrabright, toujours en costard et un téléphone à la main est campé par le gigantesque Jeremy Piven filmé comme une star de films d’action, et qui par sa prestance et le flow continue de saloperies qu’il balance, bouffe chaque scène dans laquelle il apparaît. Cultissime.
Si vous ne connaissez pas la série, faites un tour sur la présentation d’Entourage.

19. Eastbound & Down

HBO, depuis 2009, 2 saisons disponibles, 13 épisodes x 30 minutes (saison 3 fin 2011)
Kenny Powers est un joueur de baseball populaire à l’égo surdimensionné. En plus d’être égocentrique, narcissique, raciste, homophobe et alcoolique, c’est surtout un énorme beauf… Quand sa carrière se plante, il n’à plus qu’une solution : rentrer dans son petit bled paumé et devenir prof de sport, tout en essayant de revenir dans la compétition. En effet Kenny se sent supérieur au commun des mortels et il reste persuadé qu’un destin fabuleux l’attend. Un personnage hors norme, des situations et des dialogues hallucinants. A la fois hilarante et touchante, Eastbound & Down est une vraie petite perle de finesse entourée d’une énorme couche de gras. A ne surtout pas manquer. Voir la critique de Eastbound & Down – Kenny Powers.

20. Rubicon

AMC, depuis 2010, 1 saison disponible, 13 épisodes x 55 minutes
Rubicon sur AMCNouveau bijou de la chaîne AMC (Mad Men, Breaking Bad), Rubicon risque de ne pas passionner tout le monde, à cause d’un rythme assez lent et d’une histoire pouvant sembler complexe au premier abord. Nous y suivons Will Travers (James Badge Dale, déja excellent dans The Pacific), brillant analyste du renseignement qui met les pieds dans ce qui ressemble à une société secrète et une conspiration internationale. Se sachant surveillé et ne pouvant faire confiance à personne, la parano monte très vite mais il se lance dans une quête obsessionnelle pour reconstituer une à une les pièces d’un immense puzzle.
Les amateurs de thrillers conspirationnistes et de complots vont être ravis, Rubicon se crée une véritable mythologie et une ambiance paranoïaque très lourde, tout en conservant une bonne dose de mystère. Avec son esthétique rétro très 70’s (l’intrigue se déroule de nos jours) et sa belle galerie de personnages, et autant d’acteurs excellents, la première saison de Rubicon est un plaisir presque contemplatif. A voir désormais ce que donne la série sur la durée, mais vivement la suite.

21. How to make it in America

HBO, depuis 2010, 8 épisodes x 25 minutes par saison, saison 2 courant 2011
Dans How to make it in America deux jeunes New-Yorkais à la cool se disent qu’il serait temps de faire quelque chose de leur vie, et décident alors de monter leur propre marque de jeans, ce qui ne sera bien sûr pas de tout repos. La série annonce la couleur dès le début : l’ambiance sera ultra cool ou ne sera pas. Les héros et les acteurs sont des plus sympathiques et nous font traverser les lieux branchés de la grosse pomme, la bande son est ultra efficace, et la série dresse avec réalisme les tourments de jeunes adultes urbains à la croisée des chemins, toujours partant pour une grosse soirée mais cherchant la bonne direction à donner à leur vie. Voir la critique de How to make it in America.

22. How I Met Your Mother

CBS, depuis 2005, 6 saisons de 22 épisodes de 22 minutes.
Les meilleures séries : How I Met Your MotherSouvent décrit comme le Friends des années 2000, la sitcom How I met Your Mother ne manque en effet pas de ressemblances avec son aînée (des jeunes New-Yorkais qui cherchent l’amour, vivent en coloc et se donnent rendez vous au pub du coin). Ainsi Ted est obsédé par la recherche de l’âme soeur, la belle Robin par sa carrière, leurs potes Marshall et Lilly sont en mode couple guimauve… Les personnages sont un brin caricaturaux, parfois lourds mais tout de même sympathiques. Comme dans Entourage avec le furieux Ari Gold, le miracle arrive par un personnage secondaire, le “legen… wait for it, wait for it… DARYBarney Stinson, sorte de winner en costard et gros crevard à l’invention sans limites lorsqu’il s’agit de chopper tout ce qui passe. Avec son dynamisme et ses mimiques, l’énorme Neil Patrik Harris emporte tout sur son passage et nous fait bien marrer avec son “bro code” et ses expressions devenues cultes. How I Met Your Mother est une série drôle qui saisit bien l’air du temps, mais elle a trop tendance à tourner en rond, et souffre de ses leçons de morale souvent trop gentillettes et conservatrices. Si vous aimez le genre, jetez un oeil sur Community.

23. Weeds

Showtime, depuis 2005, 6 saisons disponibles, 73 épisodes x 25 minutes (saison 7 en été 2011)
Les meilleures séries : WeedsHilarante et un poil politiquement incorrect à ses débuts pendant les années Bush, après plus de 6 années on se on se demande pourquoi on regarde encore les aventures de la MILF dealeuse Nancy Botwin… Par habitude certainement, peut-être aussi par un léger attachement à des personnages un brin barrés et loufoques; le jeu planant de Mary-Louise Parker n’y est pas pour rien non plus, c’est toujours un plaisir de la voir surfer sur les emmerdes et fuir les responsabilités. On regarde aussi Weeds parce que finalement ça nous fait toujours marrer un peu, il y a des hauts et des très bas, et à défaut de nous surprendre la série arrive tout de même à nous relancer quand on est à deux doigts de décrocher.

24. Dexter

Showtime, depuis 2007, 5 saisons disponibles, 60 épisodes x 50 minutes
Les meilleures séries : DexterExpert à Miami le jour et Serial Killer la nuit, Dexter Morgan n’est pas vraiment un personnage ordinaire, la série non plus. Les deux premières saisons sont passionnantes et vraiment tendues, ce bon vieux Dex luttant pour ne pas sombrer dans la folie et surtout pour ne pas ce faire gauler par ses collègues. D’ailleurs il à du bol que ces derniers soient des branques, si on lui mettait Vic MacKey sur le dos et il fera moins le malin. Bref, pour calmer le jeu et rendre la série plus fréquentable les scénaristes ont développé des personnages secondaires pas franchement passionnants et enfermé Dex en banlieue avec une Desperate Housewife (l’actrice s’est d’ailleurs ensuite barrée faire de la figuration à Wisteria Lane). Le quota de glauquerie étant apporté par d’autres serial killers que Dexter arrête au dernier épisode. Les saisons 3 et 4 sont longuettes et poussives, et la série semble vidée de sa substance subversive au profit d’un discours conservateur forcément plus fédérateur. Au fond la seule chose que l’on attend encore de Dexter, c’est le moment où il va se faire chopper, en attendant ça devient de plus en plus lourd…
Voir les critiques de Dexter saison 3 et Dexter saison 4 ou encore la biographie de Julie Benz.

25. Californication

Showtime, Depuis 2007, 3 saisons disponibles, 36 épisodes x 25 minutes (saison 4 en janvier 2011)
Les meilleures séries : CalifornicationAvec Californication, David Duchovny fait son grand come back et nous régale en Hank Moody, écrivain charismatique un brin rock n’ roll au chomage technique. Pour compenser le fait que la femme de sa vie soit partie avec un autre, tel un dandy décadent il mène une vie dissolue entre grosses bitures, drogues diverse et variées et tranches de sexe frénétique avec des tonnes de jolies inconnues.
Agréable à regarder, Californication offre de bons moments de comédie, de romance et de drames. Mais à force de vouloir assurer son titre de série trashounette, elle tombe également un peu trop souvent dans la facilité et la lourdeur de la provoc toc.

Que pensez vous de ce classement ? Quels sont les oublis ou les séries à enlever ? Et surtout, quel serait votre top idéal ?! N’hésitez pas à poster des commentaires !


Breaking Bad saison 2

La saison 2 de Breaking Bad réussie l’exploit d’être meilleure que la première. Mieux construite, plus noire, plus cynique, plus drôle, plut tout.
Attention, les aventures de ce prof de chimie atteint d’un cancer qui s’improvise fabricant de drogue sont en passe de devenir culte. Et vous ne voulez pas manquer ça…

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Breaking Bad - promo saison 2

Pour rappeler la série au bon souvenir des fans avant le lancement en grande pompe de la saison 2, AMC à mis en ligne 6 mini épisodes de Breaking Bad et de belles photos promos…

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Breaking Bad

Un prof de chimie atteint de la crise de la cinquantaine apprend qu’il à le cancer. Il décide alors d’utiliser ses connaissances pour fabriquer de la drogue de qualité, afin de laisser un beau pactole à sa famille… Sur ce pitch pouvant faire penser à Weeds se cache Breaking Bad, une bien belle série entre tragédie et comédie.

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